Femme au bord de la crise de mère
Par Ari, jeudi 29 septembre 2005 à 14:47 | Ma chérie | #31 | rss
En deux jours, c'est la deuxième fois que je fais un jeu de mots foireux avec le mot "mère" dedans.
Mais ce qui s'est passé ce matin mérite que je bisse sans états d'âme. Et puis de toutes façons, je fais ce que je veux avec mes cheveux mères (la mienne et celle de ma fille).
Adoncques, nous avions ce matin rendez-vous avec la directrice de crèche pour inscrire Romane dans la section "Petits" à partir du 24 octobre. La directrice nous explique les fondamentaux (l'équipe de puéricultrices, les horaires, les repas, les temps de jeu, de repos... etc ). Jusque là, tout est normal. Sauf que...
... LN nous sort, dans un sursaut de franchise spontané (special tribute to Cuné), la saillie suivante autant que remarquable : "en fait, je n'ai plus du tout envie de mettre ma fille à la crèche."
Silence de mort dans la pièce. Nous faisons partie des 25% de privilégiés qui avons obtenu une place dans ce quartier où les parents seraient prêts à se battre pour semblable faveur. LN sent que tout cela est un peu exagéré, et se reprend : "Je suis ravie que ma fille aille en crèche, mais j'ai quand même une boule d'angoisse à l'idée de... euh... l'abandonner". Stupeur.
La directrice rassure LN comme elle peut. Elle peut peu. Après une visite des lieux, nous rebroussons chemin, et je sens toute la détresse du monde qui s'abat sur les épaules de ma chérie. "Tu comprends, Ari. C'est horrible de laisser sa gamine huit heures par jour dans un endroit qu'on ne connait pas. Et puis elles ne sont que cinq puéricultrices pour 22 enfants. Et puis... et puis... (dernier argument massue) la déco est vraiment moche".
Je calme LN comme je peux. Moi aussi, je peux peu. Elle n'a pas du tout envie d'aller au travail, elle veut voir sa fille (actuellement gardée par une nounou), l'embrasser, vérifier que Romane n'est pas trop affectée par le rendez-vous que ses parents ont eu ce matin. A ce stade d'irrationnalité, je décide de me la fermer, et me contente de plonger ma main dans la sienne. Perso, je suis aux anges à l'idée que ma fille aille en crèche, se fasse plein de potes, découvre un nouveau monde.
Mais moi, je ne suis pas la mère (amère). Je ne suis qu'un pauvre père apathique et indifférent aux besoins d'un bébé de neuf mois.
Midi et demi : Hélène m'appelle du boulot. Elle opte désormais pour une garde partagée ("Tu comprends, ce serait un mélange entre le modèle actuel - une nounou exclusive pour Romane - et la crèche"). Non, je ne comprends pas. Mais je lui promets qu'on en reparlera, que je suis vachement ouvert.
La suite promet d'être amusante.
Commentaires
1. Le jeudi 29 septembre 2005 à 21:49, par Planty
2. Le jeudi 29 septembre 2005 à 22:13, par punauia
3. Le jeudi 29 septembre 2005 à 22:48, par Noon
4. Le jeudi 29 septembre 2005 à 23:19, par David
5. Le vendredi 30 septembre 2005 à 00:16, par Elise
6. Le vendredi 30 septembre 2005 à 07:01, par Cuné
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