Trois jours après...
Par Ari, lundi 3 octobre 2005 à 15:00 | Mon nombril | #32 | rss
Trois jours ont passé, et je n'ai pas bloggé. C'est avec une certaine stupéfaction, matinée d'irritation, que je découvre que le monde ne s'est pas arrêté. Alors quoi, je reste trois jours sans donner signe de vie, et il n'y a personne pour manifester le moindre soupçon d'inquiétude.
C'est qu'il aurait pu m'en arriver des choses en trois jours ! Il aurait pu, ouais...
Conditionnel mis à part, il ne m'est rien arrivé. J'avais juste envie de prendre (déjà...) des vacances de blog. J'ai honte de dire que j'ai un peu culpabilisé (comme si je devais quelque chose à mes neuf lecteurs - à plus ou moins deux près). Le blog est une vaste affaire, un tantinet addictive, qui vous lie bien plus que vous ne croyez. Ce n'est pas comme un forum (ah, les forums. Il faudra un jour que je parle de steeve-etcetera) où chacun vient plus ou moins régulièrement sans que cela ne suscite d'atermoiements particuliers. Le blog est par essence une activité solitaire, et si le carcan virtuel dont vous êtes le héros prend ses quartiers d'automne, il n'y a plus rien, ni plus personne.
Pendant mon congé de vous, j'ai pensé à tous les billets que je n'écrirai jamais. Soit parce qu'ils impliquent d'autres personnes que moi dans une intimité qu'ils n'ont pas forcément envie de dévoiler, soit parce que je n'ai tout simplement pas le courage d'être aussi transparent que je l'aurais souhaité. Je n'ai jamais été un aficionado des journaux intimes : écrire pour ne pas être lu me semble pour le moins extravagant. Mais il se noue des choses singulières dans ce rapport aux autres, probables ou potentiels lecteurs : les élans de sincérité brute sont-ils toujours condamnés par l'envie de bien faire ?
J'aimerais croire que non.
Commentaires
1. Le lundi 3 octobre 2005 à 16:57, par Stef
2. Le mardi 4 octobre 2005 à 01:51, par benoit
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