Egoblog

jeudi 6 octobre 2005

Sarko bombardé

Sarkozy-Iznogoud Le Net est un repaire de "gauchisses" sans foi ni loi qui se servent du Bombardement Google pour nuire à la réputation de nos hommes politiques hardis et bienveillants. Le bombardement google (ou Google Bombing) consiste à inverser les liens illustrant deux termes afin d'obtenir des associations foireuses et/ou rigolotes. Après George W. Bush puis feu notre bon premier ministre Jean-Pierre Raffarin, premières victimes expiatoires d'internautes comploteurs autant que crapuleux, c'est au tour du Petit Nicolas (pas celui de Goscinny et Sempé, l'autre) de l'UMP de jouer le rôle de bouc émissaire de la toile francophone.

Si vous n'avez rien compris, faites une recherche sur Miserable failure ou Gros Balourd et regardez le premier résultat qui s'affiche. Continuez sur votre lancée en prenant Nicolas Sarkozy au piège de Google : le deuxième résultat - et bientôt le premier, un peu de patience - est bien le site Internet d'un très mauvais film de Braoudé (ce qui est un pléonasme quand on parle de Braoudé) dont le sujet n'est autre qu'Iznogoud, ce nigaud misérable et risible qui voulait être calife à la place du calife.

Si vous persistez à ne pas comprendre, Wikipedia se fera un plaisir de pallier mes carences flagrantes en matière de pédagogie.

Trackback

Faites pas gaffe, j'essaie de comprendre à quoi sert un trackback.

Ce billet va s'auto-détruire dès que mon cerveau aura intégré l'importance de cet acquis probablement fondamental pour l'humanité.

EDIT
Woh ! Double Woh ! J'ai compris en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Je suis tellement fier de ma pomme (en faire des tonnes, c'est un art de vivre, ouais) que je n'auto-détruis rien.

Donc, en résumé, le trackback (ou rétrolien, pour les puristes) permet en une seule opération - qu'on nomme esthétiquement "Ping des URL" - de laisser un message qui fera à la fois office de billet sur votre blog et de commentaire sur celui du voisin. Révolutionnaire, non ?

Circonstance atténuante

Le rapport au temps est largement dévoyé quand on apprend que l'on va peut-être mourir. Tout parait si long et se passe formidablement vite. Les événements s'enchainent (le scanner - l'hopital - les chimios - la chambre stérile), le fil de votre quotidien est plus conducteur que jamais, il y a une vraie cohérence dans votre vie - qui d'habitude n'est que chaos un tant soit peu organisé.

Quand je suis tombé malade, cela a été si brutal qu'il a fallu à peine huit jours entre le moment où les premiers ganglions sont apparus et celui où la leucémie a été diagnostiquée.

Huit jours, c'est beaucoup et peu à la fois. A bien y songer, c'est surtout très peu. Ah, le nombre de potes que j'appelle une fois par mois ou même moins... Et pourtant ce sont mes potes. Alors huit jours, pensez !

Quand des amis appelaient et venaient banalement aux nouvelles, puis m'engueulaient gentiment parce que je ne m'étais pas rappelé à leur bon souvenir depuis plusieurs semaines, je pouvais lâcher d'un air triomphateur (enfin, presque) : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer !" En général, ça calmait. C'était idiot, mais je confirme que les idiots seraient prêts à crever pour un bon mot.

Et puis ma fille est née. Quatre jours après mon entrée à l'hôpital. Un mois avant terme. Malgré les injonctions comminatoires de médecins incompréhensifs, j'ai pris mes cliques et mes claques (ainsi qu'une bouteille à oxygène) et ai filé à la clinique, dans un état physique déplorable, mais moral retrouvé. C'était une sensation bizarre, pas glauque malgré la menace sourde et les regards contrits qui pesaient (des tonnes).

Je n'ai plus jamais dit à personne : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer." Je me suis mis à appeler tout le monde (et même plus) à tire-larigot, et j'ai bégayé les mots suivants : "Salut. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que ma fille est née. La mauvaise, c'est que j'ai un cancer".

Mierda, on ne se refait jamais.