Egoblog

vendredi 14 octobre 2005

Bruce lit, et Ari aussi

livre J'ai fini L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau. Il a fallu que je lise les vingt premières pages pour me rendre compte que je l'avais vu au théâtre, il y a quelques années. Le livre est infiniment plus intéressant que la pièce. Normal, la pièce était très... théâtrale et occultait toute la dimension médicale et progressiste du propos.

Je ne sais pas si j'ai beaucoup aimé, je le saurai un peu plus tard. Je n'arrive pas à me défaire de l'idée que j'ai satisfait un plaisir pervers et voyeuriste à la découverte de ces idiots savants et de ces pathologies neurologiques extraordinaires. Oliver Sacks est un gars assez étonnant. Je le sens intelligent et humaniste mais tellement conscient de son intelligence et de son humanisme que cela en devient suspect. Il un a petit côté Gérard Miller, en moins aigri tout de même.

Je crois que je l'aime bien.

jeudi 13 octobre 2005

Au bonheur de Romane

C

Le jour du grand pardon

Aujourd'hui, c'est Yom Kippour, le jour du grand pardon.

C'est un jour important et extrêmement signifiant, dans la plus pure tradition juive : il s'agit, si vous suivez les préceptes, de rentrer dans un processus de mortification dont le but avoué est de vous changer moralement (ahem) après un examen de conscience personnel. Par où ai-je pêché cette année ? Que me reprochent les autres qui soit partiellement juste ? Pourquoi ai-je éjaculé de façon si précoce la semaine dernière et aussi celle d'avant ? Dieu me pardonnera-t-il ?

Personnellement, je ne suis les préceptes que de très loin. Je ne m'impose pas la technique de pénitence qui consiste à jeûner (un vrai jeûne, sans boire ni manger !), je n'obéis à quasiment aucune des interdictions multiples et variées qui font de cette journée un pensum protéiforme. Ne pas travailler (bon, à ce stade, ça va...), ne pas allumer la lumière ni son ordinateur, ne pas lire (sauf un livre de prières), ne pas voir la télé (même pas La Chaîne parlementaire !), ne pas porter (sauf ses vêtements), ne pas écrire, ne pas téléphoner, ne pas se connecter à Internet, ne pas... J'en oublie plus de 500 autres, c'est un véritable wagon de privations qu'il est impensable de retenir par le détail, encore moins d'appliquer sauf si on craint de précipiter les foudres vengeresses du Créateur.

Je ne crois que très moyennement en Dieu (même quand il fait grand beau au milieu du mois d'octobre), ce qui rend la chose tout de suite moins angoissante. Mais le folklore m'amuse, et je montre régulièrement le bout de mon nez à la synagogue en ce jour d'ascèse présumée et rarement consentie. Cela fait plaisir à mes parents et grand-parents, et c'est l'occasion de revoir des gens que je ne vois qu'une fois par an. A ce sujet, c'est une sensation étrange de voir les mêmes personnes, une seule fois, chaque année. Quand vous ne les voyez plus, c'est probablement qu'ils sont morts. Et quand vous les voyez, ils n'ont pas beaucoup changé. Entre deux séances de flagellation psychologique, chacun prend des nouvelles de l'autre, s'enquiert de sa santé, des naissances passées et à venir, de l'état de forme des aieux et des résultats scolaires du petit dernier. Il y a là une invariabilité pateline que je trouve aussi exquise que rassurante.

Quand j'étais gamin, mon père m'emmenait à la synagogue sur le coup de midi. Ensuite on allait déjeuner ; mais dans un très bon restaurant, ce qui rendait l'interdiction de manger presque caduque. Et puis on allait au cinéma voir Ben Hur ou Les 10 commandements, histoire de tricher avec classe, en toute sérénité. En symbiose avec l'Immensité, la pierre philosophale et le Grand Livre de la Vie.

L'année dernière, j'ai même emmené LN et Romane (alors dans le ventre de sa mère) à la synagogue. On s'est vraiment marrés même si on a passé peu de temps ensemble rapport à ce que les hommes et les femmes sont séparés à l'intérieur de l'enceinte sacrée. Cette année est une année différente des autres : à cause de cette idiote de leucémie, j'échappe à la corvée de synagogue, ce qui me plonge dans une abîme de mélancolie. Qui me lavera cette année de toutes les fautes commises en toute impunité ?

Et puis, cela m'aurait fait plaisir d'aller voir les petits vieux hyper scrupuleux et respectueux de la norme religieuse, et de leur dire que les Bleus s'étaient qualifiés pour la Coupe du monde de football 2006. Pour le plus grand malheur des juifs pratiquants amateurs de football, le jeûne et son cortège d'interdictions ont commencé hier soir à quelques minutes du coup d'envoi. Je n'ose imaginer qu'on puisse passer un kippour tout entier sans rien savoir de la performance de Zizou et de ses coéquipiers.

Que Dieu, dans son infinie mansuétude et son inexistence coupable, me pardonne pour de telles pensées.

mardi 11 octobre 2005

Les tests d'Egoblog - Etes-vous un bon papa ?

Question 1 : votre fille de neuf mois a faim.

a) Vous commandez une pizza.
b) Vous lui préparez un biberon de 240 ml.
c) Vous lui dites : "Moi aussi, j'ai la dalle. T'as prévu quoi ?"


Question 2 : il est 5h40, votre gamine pleure.

a) cf. billet précédent.
b) Vous lui demandez de la mettre en veilleuse.
c) Vous lui dites : "Un de perdu, dix de retrouvés".


Question 3 : 16h30, c'est l'heure :

a) d'aller se coucher.
b) d'aller au ciné.
c) d'aller se promener.


Question 4 : votre enfant de neuf mois tombe devant vous, et se cogne la tête.

a) Vous vous excusez cinquante fois jusqu'à ce qu'elle cesse de pleurer (puis vous surveillez fébrilement ses faits et gestes pendant les 24 heures qui suivent le choc).
b) Vous lui dites : "Lève-toi, et marche"
c) Ses incessantes jérémiades commencent à vous lasser.


Question 5 : vous êtes en train de jouer sur le tapis d'éveil.

a) Tout seul : vous aimez bien le crocodile qui parle.
b) Sous la surveillance de votre chérie, vous êtes d'humeur régressive.
c) Avec votre bébé. Depuis que vous avez lu Winnicot, vous passez votre temps à jouer.


Question 6 : à neuf mois, votre gamine est très en avance.

a) Elle dit : "Pa-pa"
b) Elle milite pour l'abolition de la peine de mort aux Etats-Unis.
c) Elle ferme sa gueule.


Question 7 : votre gamine hurle à la mort sans raison apparente.

a) Vous lui dites : "Si tu continues, j'appelle Nicolas Sarkozy".
b) Vous criez encore plus fort qu'elle, vous avez appris ça lors de votre dernier cours d'analyse transactionnelle.
c) Vous mettez des boules-quies.

(Attention, c'est une question piège)


Question 8 : votre gamine hurle à la mort sans raison apparente.

a) Tu m'as déjà posé la même question il y a trente secondes, tocard.
b) cf. réponse c.
c) cf. réponse b.


Question 9 : l'enfer...

a) C'est mesquin.
b) C'est un bébé qui piaille quand il est sale, quand il a faim, quand il a mal... et quand il a envie.
c) C'est les autres.


Question 10 : un étron gigantesque vient de transpercer la couche.

a) Vous aimez l'aloplastine et l'odeur du caca de votre fille.
b) Vous vous inquiétez pour la couche d'ozone.
c) Vous attendez votre femme, c'est trop crade.


Tous les résultats dans une prochaine édition.

lundi 10 octobre 2005

Il est 5 heures, Romane s'éveille

Ce matin, 5h40 du matin, comme tous les matins : la Fille pleure. La Fille a faim.

Biberon Une fois n'est pas coutume, et nous qualifierons ici le premier miracle, l'Homme entend la Fille en premier. Alors que la Femme se réveille à son tour, et est sur le point de se lever, l'Homme l'arrête d'un geste vif (car l'Homme est vif, à 5h40 du matin) et lui signifie dans un élan héroïque et sacrificiel :

Ne te lève pas, et dors !

L'injonction stupéfie la Femme qui ne demande néanmoins pas son reste. L'Homme se lève, nourricier dans l'âme, et bientôt en action.

La Fille voit l'Homme. Elle n'a pas encore conscience de l'heure, et n'est guère troublée par la radicalité du bouleversement qui est en train de se produire.

Si brave enfant.

samedi 8 octobre 2005

Les inepties ébouriffantes de BabOOn

Je viens de faire la connaissance d'un blog merveilleux dont le principe tient en quelques mots : raconter une à une, avec force détails inutiles, les historiettes médiocres du quotidien.

Une citation valant souvent mieux que de longs discours, cela donne à peu près ça :

Je me suis fait un thé à l'orange et à la cardamome. Le breuvage étant très chaud, j'ai décidé d'attendre deux ou trois minutes avant de le boire. Quand je l'ai bu, il était à la bonne température.

Ou encore...

Durant plusieurs jours, je pensai avoir perdu l'un de mes couteaux de cuisine. Ce matin, alors que je déplaçais l'égouttoir à couverts, j'aperçus le manche de mon ustensile. Je fis immédiatement l'interprétation que si je récupérais ce manche, je retrouverais de facto le couteau. Tout bien considéré, c'est ce qui se produisit quand j'empoignai l'objet.

Cette mécanique des gestes est une mécanique de précision, artisanalement huilée et préalablement lubrifiée (enfin, ce n'est là qu'une hypothèse, mais qu'il importe de creuser). En plus, ça a un arrière-goût réjouissant de minute nécessaire de feu Monsieur Cyclopède. Voire un petit côté Marcel Duchamp sous narcoleptiques.

J'adore.

vendredi 7 octobre 2005

Besoin d'amour ?

Beauf hébété ou génie avéré, on est tous très égaux devant la nécessité d'être aimés.

Ouais, c'est comme ça.

Nathan et Philomène

C'était le titre du roman que j'avais terminé, mais jamais commencé. Voilà, c'est ça. C'était un roman inachevé mais bel et bien terminé. Pardonnez-moi l'erreur de langage du précédent billet.

Donc Nathan et Philomène s'étaient amourachés sur le Net, sur un forum consacré à un chanteur méconnu ou sur un site de rencontres genre Meetic. Ou encore sur un de ces sites de "social networking" qui font florès depuis quelques années. Et pourquoi pas sur la vieille messagerie d'un minitel usé ? Leur situation était d'une banalité affligeante : l'un habitait à Paris, l'autre à Toulouse (je ne dis plus "la ville rose" depuis que j'ai percuté qu'elle était aussi grise que les autres).

Et à force de reculer devant une hypothétique première rencontre, ils ont consumé leur amour sans jamais concrétiser, ni même se voir ; quel horrible gachis, j'en tremble. Bon là, c'est le pitch, et je ne sais même pas pourquoi je prends cette peine vu que je ne compte pas le retravailler.

Si néanmoins, vous voulez lire l'avant-dernier chapitre, cliquez sur le lien suivant. Ca fait pas mal, je vous promets.

Lire la suite

jeudi 6 octobre 2005

Sarko bombardé

Sarkozy-Iznogoud Le Net est un repaire de "gauchisses" sans foi ni loi qui se servent du Bombardement Google pour nuire à la réputation de nos hommes politiques hardis et bienveillants. Le bombardement google (ou Google Bombing) consiste à inverser les liens illustrant deux termes afin d'obtenir des associations foireuses et/ou rigolotes. Après George W. Bush puis feu notre bon premier ministre Jean-Pierre Raffarin, premières victimes expiatoires d'internautes comploteurs autant que crapuleux, c'est au tour du Petit Nicolas (pas celui de Goscinny et Sempé, l'autre) de l'UMP de jouer le rôle de bouc émissaire de la toile francophone.

Si vous n'avez rien compris, faites une recherche sur Miserable failure ou Gros Balourd et regardez le premier résultat qui s'affiche. Continuez sur votre lancée en prenant Nicolas Sarkozy au piège de Google : le deuxième résultat - et bientôt le premier, un peu de patience - est bien le site Internet d'un très mauvais film de Braoudé (ce qui est un pléonasme quand on parle de Braoudé) dont le sujet n'est autre qu'Iznogoud, ce nigaud misérable et risible qui voulait être calife à la place du calife.

Si vous persistez à ne pas comprendre, Wikipedia se fera un plaisir de pallier mes carences flagrantes en matière de pédagogie.

Trackback

Faites pas gaffe, j'essaie de comprendre à quoi sert un trackback.

Ce billet va s'auto-détruire dès que mon cerveau aura intégré l'importance de cet acquis probablement fondamental pour l'humanité.

EDIT
Woh ! Double Woh ! J'ai compris en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Je suis tellement fier de ma pomme (en faire des tonnes, c'est un art de vivre, ouais) que je n'auto-détruis rien.

Donc, en résumé, le trackback (ou rétrolien, pour les puristes) permet en une seule opération - qu'on nomme esthétiquement "Ping des URL" - de laisser un message qui fera à la fois office de billet sur votre blog et de commentaire sur celui du voisin. Révolutionnaire, non ?

Circonstance atténuante

Le rapport au temps est largement dévoyé quand on apprend que l'on va peut-être mourir. Tout parait si long et se passe formidablement vite. Les événements s'enchainent (le scanner - l'hopital - les chimios - la chambre stérile), le fil de votre quotidien est plus conducteur que jamais, il y a une vraie cohérence dans votre vie - qui d'habitude n'est que chaos un tant soit peu organisé.

Quand je suis tombé malade, cela a été si brutal qu'il a fallu à peine huit jours entre le moment où les premiers ganglions sont apparus et celui où la leucémie a été diagnostiquée.

Huit jours, c'est beaucoup et peu à la fois. A bien y songer, c'est surtout très peu. Ah, le nombre de potes que j'appelle une fois par mois ou même moins... Et pourtant ce sont mes potes. Alors huit jours, pensez !

Quand des amis appelaient et venaient banalement aux nouvelles, puis m'engueulaient gentiment parce que je ne m'étais pas rappelé à leur bon souvenir depuis plusieurs semaines, je pouvais lâcher d'un air triomphateur (enfin, presque) : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer !" En général, ça calmait. C'était idiot, mais je confirme que les idiots seraient prêts à crever pour un bon mot.

Et puis ma fille est née. Quatre jours après mon entrée à l'hôpital. Un mois avant terme. Malgré les injonctions comminatoires de médecins incompréhensifs, j'ai pris mes cliques et mes claques (ainsi qu'une bouteille à oxygène) et ai filé à la clinique, dans un état physique déplorable, mais moral retrouvé. C'était une sensation bizarre, pas glauque malgré la menace sourde et les regards contrits qui pesaient (des tonnes).

Je n'ai plus jamais dit à personne : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer." Je me suis mis à appeler tout le monde (et même plus) à tire-larigot, et j'ai bégayé les mots suivants : "Salut. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que ma fille est née. La mauvaise, c'est que j'ai un cancer".

Mierda, on ne se refait jamais.

mardi 4 octobre 2005

Ciel mon roman

Cette nuit, j'ai rêvé de mon roman. Enfin, façon de parler.

J'ai rêvé de mon roman jamais terminé, plus exactement. C'était l'histoire d'un mec qui tombait amoureux d'une nana sur Internet. La nana était raide dingue de lui, aussi. Mais ils ne se verraient jamais. Ouais, c'était ça, l'histoire.

Puis le mec était en plein déménagement, et avait d'autres histoires sans... histoires, du même genre. Ca sentait bon la métaphore existentielle et le marbre froid.

Cela fonctionnait comme un journal intime : au gars, les chapitres impairs. A la garce, les pairs. Un peu comme dans "e=mc2 mon amour", un bouquin terrible que j'avais lu quand j'avais douze ans.

Y avait un vrai potentiel, quoi.

Conversation

  • Bonsoir Dieu
  • ...
  • Non, pas trop bien. Une petite déprime aux relents bien connus.
  • ...
  • Non, c'est gentil. Je peux m'en sortir seul.
  • ...
  • Oui, je suis sûr. Ne va pas t'inquiéter comme ça. Je commence à me connaître.
  • ...
  • Non tu exagères, il n'y a pas mort d’homme. D'ailleurs, tu le saurais.
  • ...
  • Me suicider ? Tu es dingue ou quoi ? Plutôt crever…
  • ...
  • Dis moi, Dieu, c'est la solitude qui te rend si noir ?
  • ...
  • Tu sais, tu commences à m'inquiéter. Je n'avais pas prêté attention à ta mine, focalisé que j'étais sur mon désoeuvrement coupable, mais t'es vraiment palot.
  • ...
  • Si j'ai un seul conseil à te donner, c'est d'arrêter un peu de t'écouter.
  • ...
  • Le problème, au fond, c'est que tu ne crois pas en toi.

lundi 3 octobre 2005

Trois jours après...

Trois jours ont passé, et je n'ai pas bloggé. C'est avec une certaine stupéfaction, matinée d'irritation, que je découvre que le monde ne s'est pas arrêté. Alors quoi, je reste trois jours sans donner signe de vie, et il n'y a personne pour manifester le moindre soupçon d'inquiétude.

C'est qu'il aurait pu m'en arriver des choses en trois jours ! Il aurait pu, ouais...

Conditionnel mis à part, il ne m'est rien arrivé. J'avais juste envie de prendre (déjà...) des vacances de blog. J'ai honte de dire que j'ai un peu culpabilisé (comme si je devais quelque chose à mes neuf lecteurs - à plus ou moins deux près). Le blog est une vaste affaire, un tantinet addictive, qui vous lie bien plus que vous ne croyez. Ce n'est pas comme un forum (ah, les forums. Il faudra un jour que je parle de steeve-etcetera) où chacun vient plus ou moins régulièrement sans que cela ne suscite d'atermoiements particuliers. Le blog est par essence une activité solitaire, et si le carcan virtuel dont vous êtes le héros prend ses quartiers d'automne, il n'y a plus rien, ni plus personne.

Pendant mon congé de vous, j'ai pensé à tous les billets que je n'écrirai jamais. Soit parce qu'ils impliquent d'autres personnes que moi dans une intimité qu'ils n'ont pas forcément envie de dévoiler, soit parce que je n'ai tout simplement pas le courage d'être aussi transparent que je l'aurais souhaité. Je n'ai jamais été un aficionado des journaux intimes : écrire pour ne pas être lu me semble pour le moins extravagant. Mais il se noue des choses singulières dans ce rapport aux autres, probables ou potentiels lecteurs : les élans de sincérité brute sont-ils toujours condamnés par l'envie de bien faire ?

J'aimerais croire que non.