vendredi 3 février 2006
Des sous, des sous, des sous !
Par Ari, vendredi 3 février 2006 à 18:56 | Mes irritations
Après m'être fait arnaquer ce matin de quelques milliers d'euros par la Société Géniale (c'est en partie de ma faute, je signe des trucs auxquels je ne comprends rien, et je suis toujours surpris de voir que ces gens-là n'ont aucune éthique à part celle du porte-monnaie. Je suis un peu con aussi...), j'avais décidé de me détendre et de me faire une toile avant de chercher Romane à la crèche.
Faisant fi de la critique et guère impressionné par l'énorme daube annoncée, je suis allé voir le troisième opus des Bronzés. J'aime bien me faire mon avis tout seul, et je suis capable de faire preuve d'une mauvaise foi sans bornes par simple esprit de contradiction. Je m'étais donc préparé à jouer au zélateur un peu invertébré, à rappeler aux uns et aux autres que les deux premiers de la série avaient été longtemps dénigrés avant de devenir cultes. Que les seins siliconés de Gigi et les moumoutes hyper tendance de Jean-Claude Dusse valaient les effets spéciaux d'un Star Wars survitaminé.
Bon...
- Je ne sais pas ce qui me retient de vous dire que c'est une énorme merde !
- La peur, peut-être ?
- Non, même pas !
C'EST UNE ENOOOOOOOOOORME MEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !
Mais alors une merde sidérale, une bouse suprême, un plaidoyer radical pour l'anéantissement sans délai de l'exception culturelle. J'ai cherché à défendre l'indéfendable avec tout ce que la nature m'a doté de mauvais esprit et de dandysme décadent. Désolé, il n'y a rien à sauver. Nada, peanuts, rien de rien !
Ce n'est même pas qu'on s'ennuie ferme. On est juste aux deux-tiers consterné, l'autre tiers abruti par la nullité crasse du scénario, le jeu pitoyable d'acteurs qui n'y croient pas eux-mêmes (Il faut à tout prix voir Lavanant dans le pire rôle de sa déjà longue carrière), le ressort démonté des prétendues situations comiques. Je vous dis qu'il n'y a rien à sauver ! On retiendra juste que les co-auteurs, qui ont gagné je ne sais combien de millions d'euros pour torpiller la légende, ont axé toutes les péripéties de leur pauvre histoire sur le fric (merveilleux détournement inconscient) qui manque, le fric qu'on vole, le fric qu'on perd, le fric vite gagné et carrément vulgaire. De vrais banquiers naufragés.
Au moins, il y a eu un fil conducteur à ma journée ratée.