Radical (vraiment très) chic
Par Ari, mercredi 8 février 2006 à 18:55 | Mes blogs favoris | #111 | rss
J'ai découvert il y a quelques semaines un blog qui n'en finit pas de me bluffer. C'est un blog très éloigné du mien. Rien de (très) personnel dans les propos de Guillermo, pas d'intrusions quotidiennes dans sa vie privée ni d'atermoiements sur un éventuel mal de vivre et la difficulté d'être. Juste (mais quel "juste" !) un regard précis et précieux sur l'actualité, des éditos magistraux qui n'ont rien à envier à leurs homologues de la presse payante. Une vision du monde.
Guillermo est de gauche. Ca se lit dans chaque ligne de sa prose. Pas d'une gauche rétrograde casse-couilles, pas d'une gauche primaire et vindicative, pas d'une gauche figée dans ses certitudes. Pas d'une gauche, enfin, ramollie par des années d'impuissance et de lendemains qui déchantent. Non, Guillermo, lui, il fait dans la classe internationale, le radical très, très chic.
D'abord, rien n'est gratuit dans ses textes. Ensuite, son militantisme pourtant affiché l'exclut d'emblée des discours partisans parce qu'il refuse les dogmes, les réflexions faciles et tout ce qui s'apparente de près ou de loin à un cliché. Qu'il traite des caricatures de Mahomet, du CPE ou de l'antisémitisme présumé de Chavez, Guillermo essaie (et c'est ce qui me botte le plus) de pousser la réflexion, la triturer, la stimuler, la chahuter aussi loin que son cortex cérébral le lui permet. Et le bougre a des neurones en bon état ! L'esprit critique et l'équilibre sont, de façon très claire, les deux mamelles du bonhomme. Rien n'est en trop, c'est éclairé et éclairant, jamais pontifiant ni donneur de leçons. C'est beau, c'est bon, et on se sent un peu plus intelligent après avoir lu ses textes.
Guillermo, président !
EDIT : attention, coincidence absolument énorme. Au moment même où j'écrivais ces mots, Guillermo se fendait d'un billet sur ma critique des Bronzés. Nous ne nous étions jamais parlés avant. P'tin, Guillermo, t'es mon ami pour la vie.
Commentaires
1. Le mercredi 8 février 2006 à 23:27, par Morticia
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