Je ne sais pas par où commencer.

Si, je suis crevé. Harassé, épuisé, vidé. P'tin, c'est vachement long une journée de travail. Surtout après une nuit aussi courte, à révasser entre deux insomnies érigées sur le socle d'une angoisse envahissante. Avec comme corollaire une propension (habituelle chez moi) à fréquenter les toilettes à intervalles très réguliers. Je purge ainsi à chaque fois que je suis stressé !

C'est que j'ai toujours anticipé les rentrées (et plus généralement les situations nouvelles) avec beaucoup d'appréhension. La nouveauté m'intimide quand elle ne me terrorise pas. J'ai peur de déplaire, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être aimé. J'arrive à m'en accomoder avec le temps. Et ce d'autant mieux que j'ai une capacité d'adaption inversement proportionnelle à la profondeur de cette névrose. Passé le cap des présentations, de la découverte des lieux, de l'exploration de mes responsabilités et des attentes induites, ça y est, je me sens comme un poisson dans l'eau. Je suis maladivement angoissé, mais je brise la glace avec facilité, en douceur, sans... angoisses, pour le coup.

Le pire est toujours dans l'attente et la crainte de la découverte. La découverte, en elle-même, ne me fait pas peur.

Et, pour mon retour à 19h30, la récompense absolue en forme d'un "Pa-pa !" tonitruant balancé à mes oreilles alors que je venais d'ouvrir la porte.

Rhalala, une bien belle journée.


PS : j'ai passé une bonne partie de l'après-midi à monter des meubles IKEA (la boîte dans laquelle je bosse emménageais aujourd'hui dans de nouveaux locaux, et en avais profité pour acheter de nouveaux meubles de bureau). C'était vraiment violent...