Egoblog

mercredi 29 novembre 2006

Bon mais con

Je reçois une centaine de commentaires de SPAM par jour, heureusement filtrés par un outil assez efficace : Spamplemousse, l'anti-spam maison made in Dotclear.

L'ennuyeux, c'est qu'il filtre certains mots ou certaines combinaisons de lettres (fixés par moi) sans se soucier de la qualité intrinsèque du commentaire en question (spam versus pas spam). En gros, Spamplemousse est con.

Désolé à Jeannot, Cuné (deux fois), Nikita/Thomas (deux fois) qui sont passés à la trappe au cours des dernières semaines à cause de "cialis" (specialistes, socialistes... etc), "rates" (pirates), "this" (this), "news". Vos commentaires ont été récupérés.

Si j'étais moins paresseux, j'irais tous les jours séparer le bon grain humain de l'ivraie spammeuse.


PS : je ne parle même pas des trackbacks que j'ai fini par fermer sur ce blog because : 1/ envoi en rafales, par milliers parfois ; 2/ Ca sert vraiment à queudalle, un trackback.

PS2 : si votre commentaire n'apparait pas immédiatement en ligne, c'est qu'il est passé sous les fourches caudines de Spamplemousse. Avant de hurler à la censure, vous pouvez toujours m'envoyer un mail (cf. en haut à droite) pour obtenir réparation de cet outrage automatique. On vit une époque formidable.

Bon alors donc... (bis)

Stef, telle Jean Grey au sommet de ses pouvoirs télékinésiques, m'a invité à prendre le relais.

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :
Le monde d'ici-bas n'est qu'un passage plein d'infortunes.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
23h30

3) Vérifiez :
23h32. J'ai une horloge dans la tête. Elle a toujours deux minutes de retard.

4) Que portez-vous ?
Jean, baskets, chemise sortie du jean, écharpe grise.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
Mon voisin rencontré dans la cour alors que je fumais ma dernière cigarette de la journée.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
LN qui tapote sur son clavier dans la pièce d'à côté.

7) Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait ?
cf. question 5

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?
En 1978. Jaune. Mario Kempes venait de ruiner les derniers espoirs des Hollandais en général, de Johnny Rep en particulier.
En vrai, c'était il y a une demi-heure quand j'ai montré à LN le billet qui précède celui-ci. Elle m'a dit : "Sous couvert de parler de moi, tu ne parles que de toi". Quand on parle des autres, anyway, on ne parle que de soi.

10) Qu'y a-t'il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Devant : une copie de La femme au chapeau orné de Picasso
Derrière : une litho choisie par Hélène. Un truc qui lui ressemble. Assez difficilement accessible, mais vraiment joli.
A gauche : les premiers émois picturaux de ma fille.
A droite : des rideaux bleus.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Ca m'est arrivé en 1999 : une bagnole pour mon ex, un voyage aux Galapagos pour mes parents, une virée aux US avec ma soeur dans des hôtels délirants, l'appart de Lepic Street où je vis actuellement. J'étais célibataire et malheureux comme une pierre.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Little Miss Sunshine.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Pas vu, entendu. Romane a dit : "j'ai bobo à l'auriculaire".

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Il est idiot comme tous les questionnaires. J'ai envie de faire un truc idiot avant de me pieuter. Et puis c'est Stef qui a insisté.

15) Dites-nous quelque chose de vous que ne savons pas encore :
Un truc très honteux de préférence : j'ai voté pour la liste de BHL (L'Europe commence à Sarajevo) à je ne sais plus quelle élection européenne.

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
C'est une fille. Romane. Ses deux autres prénoms : Deborah, Marie.

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
J'aime bien Ben, Achille ou Nathan. Hélène n'aime que des prénoms que je n'aime pas. On n'aura jamais de garçons.

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
J'y ai vécu sans même y penser (Londres : pendant cinq mois). Je ne suis pas patriote à l'excès, mais bien trop casanier pour vivre ailleurs qu'en France, de préférence à Paris, et si possible dans le 18e arrondissement.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Je pensais que tu viendrais beaucoup plus tôt.

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Le XVe arrondissement. Je le rendrais à la banlieue.
Et puis aussi les trackbacks. Je trouve ça con les trackbacks.

21) Aimez-vous danser ?
Non. Je ne sais pas danser, donc je n'aime pas danser. Et puis je suis contre l'effort physique.
Quand j'ai vraiment trop bu, je danse très bien. Et du coup, j'aime bien danser. Et comme par enchantement, je redécouvre les vertus de l'effort physique.

22) Georges Bush ?
A battu Gore. Gore.
A battu Kerry. Gore aussi.

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
Dora l'exploratrice. Un vieillard acariatre a jeté un sort à une troupe de baladins fort sympathiques qui jouaient très mal d'un tas d'instruments à cordes, à vent, à percussions. Le sort était pervers (malin, le vieux) : il fallait jouer de la musique pour réveiller les instruments tous endormis. Heureusement Dora est arrivée...

24) Quelles sont les quatre personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Je veux bien répondres à des trucs idiots, mais je n'assume pas de faire quatre victimes. Une ? Allez une. Cuné.

mardi 28 novembre 2006

Aimer, être aimé, ce genre de choses...

LN n'a pas assez confiance en elle pour penser qu'on peut l'aimer pour ce qu'elle est. Sauf avec moi, ce qui sauve bien des situations...

Elle justifie son existence en rendant celle des autres plus fluide, moins compliquée. Chaque service qu'elle rend, et ce sont quelques grammes de confiance qui se gagnent, et seront perdus le lendemain. C'est Sisyphe sans l'effort physique ; ma danaïde et son tonneau de complexes hérités d'une enfance imparfaite.

Moi, je m'aime plutôt bien, et je jauge mon utilité moins à l'aune des services que je peux rendre qu'à la quantité et à la qualité d'amour que je suis capable de donner.

Si vous m'aimez, cela m'ira à ravir, si vous ne m'aimez pas, je m'en remettrai en deux temps, trois mouvements. Sauf si votre désamour vient éclore sur les ruines de blessures mal soignées et/ou que je vous ai un jour un peu, beaucoup ou passionnément aimé.

Si vous ne m'aimez pas, en gros, je ne m'en remets pas.

dimanche 26 novembre 2006

Back to the past

Les trois derniers mois ont défilé à une vitesse insensée, entre nuits trop courtes et journées trop remplies, émotions contradictoires et engouements démesurés. Un truc de dépressif qui se met à vivre intensément ; jusqu'à la prochaine et indispensable pause.

Mes vie de couple, de père, sociale, professionnelle et militante se sont affrontées pied à pied pour rester dans le peloton. Ne pas se laisser décrocher. J'ai la faiblesse de penser qu'aucune n'a trop morflé, que la seule conséquence de cette débauche d'énergies se lit sur mon visage creusé, mi-hagard, mi-amaigri.

Ma vie professionnelle, notamment, a pris un virage surprenant : trois mois ou presque passés dans ma nouvelle boîte pour finir par démissionner (encore en période d'essai) la semaine dernière. La boîte était sympa (agence Web éditoriale), le défi intéressant (restructurer/repositionner une entreprise qui marchotait), mon patron charmant mais mon intégration, un échec cuisant. Une nana, en interne, qui briguait mon poste - qui était du reste assez légitime pour le briguer - s'est offusquée de ce que j'arrivais, et m'a pourri la vie avec à peu près autant d'opiniâtreté que de talent. Sans oublier de me savonner la planche auprès de ses équipes ; qu'elle a recrutées, formées... formatées, même. Une belle bande de chefs de projet efficaces mais 100% hostiles : compétents mais désagréables, ingénieux mais mal lunés, bosseurs mais systématiquement négatifs. Leur hostilité, d'abord sourde, s'est ensuite exprimée de façon éclatante : manifestations ostentatoires de défiance, agressivité systématique, enfermement dans leur tour d'ivoire... etc. C'est assez surprenant d'être un paria quand on est un gars plutôt sociable qui n'a jamais eu à subir le dixième de cette animosité. J'ai à peu près tout essayé : la compréhension, la discussion, le profil (très) bas, la colère, la mise en avant de mes résultats. Pas exceptionnels, mais plus que corrects compte tenu de ma jeune expérience et du contexte délétère dans lequel j'évoluais.

Face à ce début d'acharnement, j'étais assez affecté mais décidé à tenir tête en attendant des jours meilleurs. La résistance s'annonçait d'ailleurs simplifiée par le départ (licenciement négocié) de la demoiselle ci-dessus évoquée. Et puis, la proposition de Yahoo! est arrivée. Comme un phare dans la nuit, comme un mirage dans le désert, comme une métaphore pourrie dans un billet d'automne : un poste canon, un salaire jamais vu (à mon niveau s'entend), une ambiance décontractée (sus aux costumes et aux chaussures noires cirées, à bas le rasage quotidien) et la possibilité de bosser avec des gens que je connais et que j'apprécie.

Je me suis décidé en deux jours : enfin, je me suis décidé en deux secondes, mais feint de peser le pour et le contre pendant 47 heures, 59 minutes et 3598 secondes.

samedi 25 novembre 2006

Facheuse conséquence

J'ai démissionné de mon boulot. Quelques heures plus tard, Philippe Noiret passait l'arme à gauche.

Je ne pensais pas que cela lui ferait autant de peine.

vendredi 17 novembre 2006

Dernière immersion en politique interne avant retour à la normale

Plébisiscite épouvantable + cuvée de beaujolais post-traumatique = gueule de bois de niveau mondial.

Je vais avoir du mal à faire campagne pour la nouvelle icone du peuple.

Pour ce faire, il me faudrait écarter la déception et oublier que j'ai incarné pendant deux mois le camp des machos élitistes et dépassés. Ensuite imaginer (et il va falloir être créatif !) toutes les manières possibles de me rendre utile sachant que je ne me vois pas défendre avec conviction des thématiques comme celle de l'ordre juste ou des jurys citoyens. Pour engageant qu'il soit, le contrat moral qui me lie au PS ne vaut pas celui qui me lie avec moi-même.

La question risque de toutes façons de ne pas se poser puisque j'ai décidé de rendre ma carte si Frèche n'est pas exclu du PS dans les jours qui viennent. Faire campagne pour Ségo, ça va être mentalement costaud, mais appartenir au même Parti qu'un cacique raciste, qui plus est récidiviste, c'est juste impossible.

The END et welcome back to my nombril.

jeudi 9 novembre 2006

Ségo m'a tuer

Je sors d'une AG de PS assez lourdingue dans une section qui est majoritairement acquise à Ségolène.

J'ai l'impression de sortir d'une lessiveuse avec essorage à 90 degrés. Entre 1/ les fous furieux idolatres qui trouvent Sego formidable, très, très femme, merveilleusement empathique ; 2/ les idéologues qui sont convaincus que le discours sécuritaire et populiste de leur nouvelle icone est notre seule chance de reconquérir les classes populaires ; 3/ les opportunistes qui n'en ont rien à cirer du moment que leur position dans le Parti a toutes les chances d'etre préservée...

(Parenthèse : les 2/ et 3/ sont souvent convaincus que SR ferait une bien piètre présidente, mais là ne semble pas être la question)

... J'ai assisté à une anthologie de ce qu'il y a de pire en politique en général, et dans la nature humaine en particulier.

L'ironie, c'est que depuis le 22 avril 2002 que je suis au PS, je n'arrive pas, malgré la fréquence des tentations, à rendre ma carte.