Etonnement à l'Assemblée, ébahissement aux quatre coins du pays, panique au Plaza, Nicolas Sarkozy a surpris tout son monde en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle.

"Je suis stupéfait, confie Jérôme K., 30 ans, chef du rayon Cycles de Décathlon, Sarkozy candidat, vous imaginez ? Pour une nouvelle, c'est une nouvelle !" Marina G, conceptrice-rédactrice et fan d'Aimé Jacquet, n'y va pas par quatre chemins : "Sarko, président ? Il va falloir me passer sur le corps !" menace-t-elle dans un rictus enjôleur. Moi-même, j'avoue ma stupeur et reste impuissant devant les hurlements sanguinaires poussés par ma gamine depuis la fin de l'après-midi.

La nouvelle, pour incroyable qu'elle soit, ne surprendra pas les exégètes les plus expérimentés de la pensée sarkoziste. A relire ses déclarations, revoir ses prestations télévisuelles depuis vingt ans, il apparait de manière sibylline que le bonhomme cultivait, dans le plus grand secret, cette ambition présidentielle.

"Mon fils est très surprenant, conclut Andrée Sarkozy dans les colonnes du Neuilléen Libéré. Pour bien le connaître, je peux vous dire qu'il y pense depuis 51 ans, mais qu'il s'était fait fort de garder le mystère jusqu'au bout. Chapeau l'artiste !"

Putain. Il va vraiment falloir voter pour Ségo...