Egoblog

vendredi 14 août 2009

Même pas peur !

Enfin, aujourd'hui.

J'ai peur un peu tous les jours, beaucoup les autres jours. Mais aujourd'hui, rien. Enfin, presque pas.

Je travaille ça avec ma psy, ma nouvelle psy. Depuis que j'ai mis le doigt là-dessus (la peur bleue, la peur de toutes les couleurs ; de tout, de tous, de moi), je suis un peu paralysé.

Mais je commence à me détendre. Un tout petit peu.

...

J'ai ajouté Anna ici. Elle a cinq mois aujourd'hui. Enfin, elle a cinq mois et un jour depuis un quart d'heure.

Et pour un peu, ce blog recommencerait à prendre quelques couleurs. Un rose encore très léger, mais présent. Comme une fragrance qui viendrait rappeler mes émois passés. Tout ça parce que j'ai reçu une menace (visiblement sérieuse) de résiliation de la part de mon hébergeur. Allais-je accepter de voir disparaitre 165 billets, 638 commentaires et 16 trackbacks dans les limbes de la toile ?

Les trackbacks, je m'en serais remis. Les commentaires, je vous aime beaucoup, mais j'aurais survécu.

Mais ma prose, ça m'aurait fait mal au cul !

lundi 10 août 2009

Nouvelles d'outre-blog

Anna est née il y a quelques mois. Quatre et demi pour être précis.

Grace à eux et elle.

La joie le dispute au chaos, l'euphorie à la fatigue.

Hélas les derniers mois au travail m'ont empêché (et m'empêchent encore) de vivre le moment présent avec sérénité. Des soucis de (multinationale) riche : un bilan comptable très positif mais pas à la hauteur des attentes des actionnaires et autres trous du cul d'analystes financiers ; et c'est la berezina.

Rien de grave pour ma pomme si on estime que le licenciement collectif de toute mon équipe (avec laquelle on aura accompli l'impossible dans le contexte actuel : gagner des UU - utilisateurs uniques -, des PV - pages vues - et des sous !) n'est pas de la première gravité.

Parce que le Nasdaq, parce que les réorganisations globales. Parce que rien à foutre des cellules saines dans un corps malade. A nous la chimio budgétaire et les ingénieurs délocalisés dans les pays émergents.

Et moi, et moi, et moi... Pourquoi m'ont-ils gardé ?

J'y suis encore sans tout à fait y être. Et comme à chaque fois, je me pose la question : comment s'épanouir au travail ? Comment ne pas seulement gagner sa vie, mais triompher avec gaieté et enthousiasme de toutes les journées qui la composent ? Plus prosaïquement, comment mettre à distance les avanies du quotidien ?

Les filles (LN, Romane et Anna) sont à la campagne. J'ai regagné Panam' pour commencer une nouvelle semaine. Avant de les y retrouver le week-end prochain.

En attendant, je pense à cet égo surdimensionné, le mien. A tous ceux qui ont la prétention de rêver à une vie plus grande que la vie. Qui veulent marquer le monde de leur empreinte, mais n'ont pas les armes ni la volonté.

A ma paresse, aussi. Qui m'empêche de prendre les risques qui accompagnent naturellement les grandes ambitions. La paresse sans talent, c'est juste de la paresse. Mais la paresse, quand on a du talent (et merde, je sais que j'en ai un peu), c'est un crime.

La paresse, what else ? C'est rien d'autre que la peur de la vie.

Pourquoi ai-je tellement peur ?