Egoblog

samedi 29 décembre 2007

La chanteuse et le (bientôt) cocu sont dans un bateau...

Je pense qu'il va lui passer la bague au doigt. Dans quelques semaines, tout au plus. Quand on s'aime, on ne compte pas (les jours qui nous séparent de notre première rencontre). Un bisou, trois calins, un Space Moutain plus tard, la virago est à point. Madame la chanteuse, voulez-vous épouser Monsieur le Président ? Oui. Au nom de mes Weston, de la Place Vendôme et de la presse people, je vous déclare unis par les liens de la bouffonnerie du mariage.

Le truc, c'est qu'elle va le quitter dans les trois mois suivant le mariage. La virago est en mission.

Elle ne va pas le quitter simplement. Ce serait trop simple, justement. Alors, juste avant, elle le trompera avec son fils "arty" - le blondinet beau gosse et chevelu qui se pique de faire du théâtre ; un feu d'artifice. Ca fera jaser jusque dans les chaumières des territoires les plus reculés (disons Woolanup pour donner un exemple concret).

L'autre n'osera même plus sortir. Plus jamais. Même pas pour sa partie de bridge hebdomadaire avec Mouammar, Vladimir et Pervez.

Il démissionnera. Un autre président à l'Elysée. Bien avant 2012.

Elle est top, Carla.

jeudi 7 décembre 2006

L'intellect du "roi des blogs" se situe au niveau du clavier

J'ai un bon ami UMP...

Bon je lui ai juré de ne pas bloguer son nom. Mais il est militant UMP et m'appelle en train de mendier sur le Parvis de la Défense (en me faisant écouter le bruit des pièces dans sa sébille) pour me demander un service concernant un de ses investissements dans une boite en carton haut de gamme supposée le protéger des grands froids. Les mêmes nous font pleurer dans les médias sur la richesse des PDG bourrés de stock options en France, les inégalités sociales et... votent à droite. Y'a pas un bug quelque part ?

Et ce n'est pas la première fois en plus... Bonne mendicité, cher ami, on se fait une bouffe avec plaisir à nouveau, sincèrement (j'ai même un ticket restau en rab, si tu veux) ! Mais arrête d'essayer de me faire pleurer sur la France d'en haut en passant ton temps à rien foutre alors que tu as ton destin entre tes mains, que les inégalités, c'est une invention marxiste... et que tu votes UMP ! C'est pas crédible.

jeudi 14 septembre 2006

"C'est une nouvelle que j'ai écrite en une heure..."

Demain (non, pas là, j'ai pris une saucée dantesque, j'ai bu ; trop), je vous raconterai ma première invitation à une bloggers' party à la gloire d'un écrivain - enfin, un mec qui écrit des livres - édité par une grande maison.

Juste un mot avant de m'horizontaliser...

Points forts : Cuné, star (absente) de la soirée ; buffet sympa (quoiqu'assez peu copieux), vin rouge exquis ; deux ou trois blogueurs sympathiques qui gagneraient à être connu(e)s dans d'autres circonstances.

Points faibles : à peu près tout le reste.

Demain, donc.

jeudi 7 septembre 2006

Govou, il a marqué !

Quand je pense qu'il suffisait que Sidney Govou soit titulaire à la place de Zidane pour qu'on remporte la finale de la Coupe du Monde...

Dur.

lundi 28 août 2006

Ségo, c'est trop

Je ne m'aventure par souvent sur le terrain miné de la politique dans ces carnets. Ce n'est pas faute de m'y intéresser depuis des années, mais mon blog se veut résolument intimiste, léger et déconnecté de l'actualité.

Cette introduction rapide pour préciser qu'il n'est de règles qui ne soient infirmées par une ou plusieurs exceptions, et que j'inaugure aujourd'hui le chapitre des exceptions.

C'est qu'il y a quelque chose qui me chiffonne dans le débat qui a actuellement cours sur la désignation du candidat PS à l'élection présidentielle. Plutôt que de défendre mordicus mon bout de gras, en l'occurence mon candidat favori (DSK, mais chut...), à grand renfort d'arguments prétendument imparables, j'aimerais ici faire part de mes doutes sur l'élection qui se profile.

Bien entendu (enfin, quand on on se réclame de la gauche de gouvernement), il y a une certaine logique à appuyer le candidat qui aura au jour de la désignation le plus de chances de gagner. De ce point de vue, les sondages semblent clairs qui donnent tous Ségolène Royal comme seule chance réelle de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Que cela soit un motif de ralliement, je peux le comprendre. Là où le bât blesse, c'est qu'il me semble que c'est souvent le seul.

Je reconnais à Ségolène Royal un certain nombre de qualités, à commencer par sa popularité au zénith, une simplicité apparente autant que rassurante, une intelligence vive et une capacité avérée à jouer de son image (là, aucun sens péjoratif, un candidat qui ne saurait pas jouer de son image n'a aucune chance de remporter l'élection la plus personnalisée qui soit). Dans la logique que je décris plus haut (non pas désigner le meilleur candidat mais celui qui peut le plus sûrement gagner), je devrais m'apprêter à voter pour Ségolène Royal sans hésiter (je rappelle ou j'apprends à ceux qui l'ignorent qu'à mes heures perdues, je suis militant au PS et ai, à ce titre, le pouvoir de décider, comme tous mes "camarades", du nom du prochain représentant PS à l'élection présidentielle). Et pourtant...

Et pourtant, je ne voterai pas pour elle sauf revirement complet de situation. Parce que je me fais une idée éminente de la politique, parce que je crois avant tout à l'expression de convictions fortes, parce que le président de la République, en France, n'est pas juste un arbitre. Parce qu'enfin, et surtout, il me semble totalement hasardeux de prêter foi à des sondages d'opinion à plus de six mois de la présidentielle. L'histoire est riche d'exemples prouvant non pas l'inanité des sondages (ils sont une photographie à peu près exacte à l'instant où ils sont réalisés) mais que la vérité d'un jour n'est pas nécessairement celle de demain : Rocard avait plus de 25 points d'avance sur Mitterrand, Barre ne pouvait pas perdre, Balladur devait écraser tout le monde sur son passage... jusqu'à Jospin que beaucoup annonçaient gagnant dans un duel serré avec Chirac. Chacun connait la suite de l'histoire, chacun saura apprécier combien l'opinion est versatile ; qu'elle l'est d'autant plus quand elle s'appuie sur des impressions, des images plus que sur des convictions et des réalisations.

Pour être clair, je crois que Ségolène Royal n'a aucune chance de gagner l'élection présidentielle. C'est là mon intuition profonde. J'espère me tromper. Surtout si cette dernière est finalement désignée. Je crois sincèrement que dans un duel avec Sarkozy, elle perdrait progressivement du terrain et se ferait finalement laminer. Sarko est un rude jouteur, un argumenteur féroce et un combattant rusé. En face, Ségolène Royal m'apparaît nettement moins armée, plus fuyante et je n'ai pas aujourd'hui la certitude, loin s'en faut, qu'elle soit capable de porter un si grand projet. Par ailleurs, je n'ai rien contre la démocratie participative dont j'apprécie les effets à un niveau local, mais elle n'est à mon avis, et en aucun cas, l'alpha et l'omega d'une politique nationale (un seul exemple, mais je pourrais en citer des dizaines : on aurait l'air malin si on consultait tous les échelons de la société avant de décider d'envoyer ou non des forces pour pacifier le Liban).

Encore une fois, je veux bien me tromper. J'entends tout aussi bien ceux qui critiquent mon favori (DSK, mais chut...), mais à tout prendre, et convaincu qu'aucun prophète, aucun mage n'est aujourd'hui en mesure de désigner le vainqueur de l'élection 2007, je voterai en novembre pour celui qui fera le meilleur président.

lundi 10 juillet 2006

Zizou, mon héros

A l'heure où le vain peuple a déjà commencé de retourner sa veste, à cette même heure où le héros hier porté aux nues se prépare une mauvaise retraite, il convient de rétablir un tant soi peu d'équilibre et d'aprécier la situation à l'aune du simple bon sens et de la plus saine mauvaise foi.

La Coupe du Monde s'est jouée sur deux coup de boule de Zidane.

Le premier en fin de première prolongation, frappé à pleine puissance mais relativement mal ajusté. Un petit peu plus à droite ou un poil plus à gauche, et le géant Buffon pouvait aller se rhabiller. C'est mal, Zizou.

Le deuxième, quelques minutes plus tard alors que la France domptait avec allant onze Italiens éreintés. C'est le moment que choisit Zizou pour mettre à nouveau la tête sur l'autre grande gigue de la Nazionale. Un certain Materazzi, pour le moins degingandé, dont le regard torve et la mine pas tibulaire n'auront échappé à personne (voyez également un florilège de ses plus hauts faits d'armes). On laissera les moralistes de tout poil s'en donner ce matin à coeur joie, et on posera la seule question qui vaille : il lui a dit quoi la grande gigue à notre démiurge national ? J'ose les hypothèses les plus convenues : "Fils de pute", "Ben Laden", "Sale arabe", "Suceur de bites même pas circoncises !".

Je sais pas vous, mais moi, après cent dix minutes d'effort (enfin, c'est purement conceptuel, ça fait au moins dix ans que j'ai abandonné toute pratique sportive, et encore, jamais plus de trente minutes) intense, de neurones encombrés par la sueur et la débauche d'énergie, de folle pression charriée par tout un peuple rompu à la grisaille et à la chiraquie, oui moi, si on insultait ma mère ou mes origines, ce n'est pas un coup de boule que j'infligerais à ce gredin désarticulé, mais une prise de karaté cantonesque tout droit dirigée vers les parties intimes du bonhomme.

Injustice ou non, carton rouge ou pas, arbitrage humain ou vidéo, victoire ou défaite, faut pas toucher à nos mères !


PS : un joli texte de Guy Birenbaum sur le même sujet.

mercredi 17 mai 2006

Fin des hostilités

J'ai reçu ce matin mon chèque suite à la pige que j'ai écrite pour le magazine Netizen.

Cela n'a pas été sans difficultés ni heurts, mais les choses sont enfin et normalement rentrées dans l'ordre.

Dont acte.

mercredi 10 mai 2006

Mélissa

J'étais décidé à faire la grève du blog jusqu'à ce que Ginisty paie sa dette à la société et à ma pomme en particulier.

Et puis j'ai réalisé qu'à ce train-là, c'était probablement la mort de mon blog. Ginisty a l'air de s'en foutre avec une force, je vous dis même pas. Son nom de domaine récupéré, il a repris le fil de son blog comme si de rien n'était. Dis-donc, le patron philantrope, qu'est-ce que tu fous ? Il va falloir que tout change pour que rien ne change, camarade. C'est que j'ai des idées à la pelle. Une manif devant Rumeur Publique dès potron minet ? Un entartage façon le Gloupier ("Entartons, entartons les pompeux cornichons") ? Un rappel incessant et harpagonisant de ta dette ("Ginisty, ma cassette !" ou made in feue Antenne 2 : "Mercredi 10 mai 2006, Ginisty me doit des sous depuis 73 jours") ? Un Google Bombing (il y avait Sarkozy/Iznogoud, à quand Ginisty/Escroc) du plus bel effet ?

Bon, l'autre raison de ma brève apparition de ce soir, c'est ce texte qui m'a déridé les zygomatiques et que j'ai eu envie de partager avec vous.

Demain, je regarde LCI dès l'aube.


PS : il y a 25 ans, à la même heure, je faisais le mariole sur le capot d'une Fiat 127, place de la Bastille. Mitterrand avait gagné, mes parents étaient ivres de bonheur. Je ne comprenais rien, mais j'étais content pour eux. J'avais 10 ans.

mardi 2 mai 2006

Christophe Ginisty, ni net ni zen

Je vous avais parlé il y a quelques mois de ma collaboration au journal Netizen. J'y avais écris un article sur les blogs tenus par des malades. Cela avait eu un double effet positif : une remise au travail peinarde et sans (grandes) contraintes ; et une façon d'aborder la maladie à travers celle des autres. Et non plus la mienne. Une façon fort efficace de faire le deuil de mes souffrances passées.

De là à accepter de travailler pour rien, il est un pas que je n'étais pas nécessairement résolu à franchir. Il semblerait pourtant que ma sueur, mes larmes et mon clavier en soient pour leurs frais puisque tel est le bon vouloir de Christophe Ginisty, patron de Pointblog (qui produit le magazine en question), qui prétexte un problème de trésorerie non réglé avec son éditeur pour s'exonérer de ses devoirs d'employeur.

Tout cela serait sans conséquences (une banale histoire d'impayés) si Cyril Fiévet, le rédacteur en chef dudit canard n'avait pas lui même porté haut la fronde en court-circuitant l'accès au site Pointblog. Si vous cliquez aujourd'hui sur la page d'accueil du site, vous êtes redirigé sur une page du blog de Cyril qui y lance l'avertissement suivant autant que bruyant : Veuillez nous excuser pour cette interruption. Ce site sera de nouveau accessible lorsque tous les collaborateurs de pointblog.com et du magazine Netizen auront été payés pour leur travail passé. Méthode pour le moins expéditive, mais qui ne manque pas de panache. Et provoque un beau bordel de nature à (peut-être) réveiller quelques consciences endormies.

Christophe Ginisty, évidemment, ça l'énerve, et il répond par voie de blog que tout ça, c'est très méchant, et que ouais il n'a pas payé les pigistes, mais que d'abord, c'est pas de sa faute, et que s'il avait pu, il l'aurait fait, mais que vraiment, là, la mort dans l'âme, il peut pas. Du foutage de gueule en bonnet difforme. D'autant plus que C. Ginisty est, en plus de ses activités à Pointblog, patron d'une très grosse boîte de communication, et que ce ne sont pas quelques piges payées qui vont le mettre sur la paille. Mais, ça n'a pas l'air de le gêner, le mec.

Un peu outré, j'y vais de mon commentaire (plutôt sobre et laconique) sur son blog, et poursuis la discussion par e-mail en exprimant ma pensée de façon plus développée, et moins urbaine, je l'admets volontiers. Le Christophe me répond dans l'heure un prêchi-prêcha totalement hallucinant où il est question de juger les choses en homme libre, d'organisation interne de sa boîte (comment lui dire que je m'en tape), d'illusion sociale bien répandue comme quoi les patrons seraient tous des salauds de capitalistes, menteurs et mauvais payeurs. Un vrai délire victimiste.

Contrit d'avoir blessé le monsieur dans son orgueil de patron humaniste, je lui réplique toutefois que je ne cherche pas à généraliser ma position sur les employeurs, que ma vindicte ne cible que lui, Christophe Ginisty. Qu'il est sûrement très gentil, mais que voilà, je voudrais mon blé. J'ajoute que je me fiche de sa cuisine interne, que j'ai juste bossé pour lui, qu'un contrat nous a lié et que j'entends qu'il soit honoré. Je conclus mon mail de quelques piques un tantinet moralisatrices sur les vertus du savoir-vivre et du savoir-entreprendre.

Croyez-le ou non, le gars me répond :

bip bip AUTO-CENSURE bip bip

mardi 21 février 2006

Guillermithon

Guillermito (le même dont je parlais il y a peu pour la qualité de son blog) a été condamné en appel après un long procès qui l'a opposé à TEGAM, une boîte qui éditait un logiciel (Viguard) bourré de failles de sécurité. C'est du moins ce qu'avait réussi à prouver le premier nommé, et qui lui a valu ce procès inexplicablement perdu.

Guillermito doit payer 15.000 euros de dommages et intérêts, ce qui n'est pas loin d'être une somme. Surtout lorsqu'on ne l'a pas ! Aussi, et avant que notre sympathique condamné en soit réduit à vendre son corps au plus offrant, je propose que nous nous cotisions pour épargner à ce dernier l'humiliation d'un coït non désiré. Et qui fait un peu mal, en plus.

Allez, je mets cent euros dans le bastringue. Qui aime (un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout) Guillermito me suive !


MAJ : Guillermito (le condamné) et Guillermo (l'auteur du blog que j'adore) sont deux personnes différentes. Bon, j'ai l'air d'un idiot, mais veuillez noter que cela n'enlève rien au caractère scandaleux de la condamnation ni à ma proposition de participation aux frais.

mercredi 15 février 2006

Danemark, one point

DanemarkJe ne reviendrai pas ici sur l'affaire des caricatures du prophète : j'ai assez à faire avec mes propres démons pour ne pas me prendre la tête avec les dieux des autres. Je n'en suis pas moins échauffé par le boycott imbécile préconisé par une tripotée d'ayatollahs besogneux. Alors voilà, il faudrait arrêter d'acheter danois parce qu'il est bien compris de tous qu'un gouvernement élu démocratiquement est comptable du contenu propagé par des journaux conçus, écrits et diffusés sous le régime luciférien de la liberté de la presse.

Tout cela est navrant. C'est d'ailleurs tellement désolant que j'ai décidé de mettre à exécution mes menaces de solidarité active avec tout ce que le Danemark compte de produits consommables, dussé-je rompre avec mes habitudes consuméristes d'occidental psychorigide. Adieu la 16, j'écluse désormais de la Calsberg et plus (oserai-je la Tuborg ?) si affinités avérées. Les chewing-gums ne viennent plus d'Hollywood, je préfère mâcher mes Stimorol en écoutant un bon vieux King Diamond sur une chaine Bang & Olufsen dernier cri. Pour ma porcelaine, j'ai mis Limoges au placard ; comprenez-moi, je ne veux que du Royal Copenhagen. Romane n'est pas la dernière à a voir profité de mon récent engagement : elle ne sait plus où donner de la tête dans le monceau de Lego qui jonche le sol de sa chambre et du salon. Pour l'endormir, je me suis mis à lui lire l'intégrale des contes de Hans Christian Andersen. Elle adore. Surtout Le vilain petit canard et Les Habits neufs de l'empereur. Ensuite, une fois que la Fille est neutralisée et que la soirée nous appartient, LN et moi ne détestons pas mater un DVD : entre Breaking the Waves (édition Collector : 2 DVD ! Montrez votre solidarité avec le Danemark en achetant des bonus que vous ne verrez jamais), Le Festin de Babette et Festen, le choix n'est pas loin d'être cornélien (Corneille avait des origines danoises, par son arrière grand-mère paternelle. Je tiens cette information d'un proche de son trisaïeul qui est lui-même finlandais).

Mais ma plus grande fierté, c'est d'avoir récemment investi dans une éolienne VESTAS. On ne le dit pas assez souvent, mais c'est très utile, une éolienne. Ca change des cadeaux convenus qui finiront immanquablement par être revendus sur E-Bay (aucune version danoise de l'enchérisseur favori des internautes, je m'étrangle) par des récipiendaires dépourvus de scrupules. Pensez-y la prochaine fois que vous allez à l'anniversaire de votre meilleur ami(e) ou que vous ragez de passer une énième Saint-Valentin dans un restaurant rempli d'Occidentaux surmenés qui ont besoin de se rassurer.

Une éolienne danoise, c'est quand même plus classe.

vendredi 3 février 2006

Des sous, des sous, des sous !

Après m'être fait arnaquer ce matin de quelques milliers d'euros par la Société Géniale (c'est en partie de ma faute, je signe des trucs auxquels je ne comprends rien, et je suis toujours surpris de voir que ces gens-là n'ont aucune éthique à part celle du porte-monnaie. Je suis un peu con aussi...), j'avais décidé de me détendre et de me faire une toile avant de chercher Romane à la crèche.

BronzesFaisant fi de la critique et guère impressionné par l'énorme daube annoncée, je suis allé voir le troisième opus des Bronzés. J'aime bien me faire mon avis tout seul, et je suis capable de faire preuve d'une mauvaise foi sans bornes par simple esprit de contradiction. Je m'étais donc préparé à jouer au zélateur un peu invertébré, à rappeler aux uns et aux autres que les deux premiers de la série avaient été longtemps dénigrés avant de devenir cultes. Que les seins siliconés de Gigi et les moumoutes hyper tendance de Jean-Claude Dusse valaient les effets spéciaux d'un Star Wars survitaminé.

Bon...

- Je ne sais pas ce qui me retient de vous dire que c'est une énorme merde !
- La peur, peut-être ?
- Non, même pas !

C'EST UNE ENOOOOOOOOOORME MEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !

Mais alors une merde sidérale, une bouse suprême, un plaidoyer radical pour l'anéantissement sans délai de l'exception culturelle. J'ai cherché à défendre l'indéfendable avec tout ce que la nature m'a doté de mauvais esprit et de dandysme décadent. Désolé, il n'y a rien à sauver. Nada, peanuts, rien de rien !

Ce n'est même pas qu'on s'ennuie ferme. On est juste aux deux-tiers consterné, l'autre tiers abruti par la nullité crasse du scénario, le jeu pitoyable d'acteurs qui n'y croient pas eux-mêmes (Il faut à tout prix voir Lavanant dans le pire rôle de sa déjà longue carrière), le ressort démonté des prétendues situations comiques. Je vous dis qu'il n'y a rien à sauver ! On retiendra juste que les co-auteurs, qui ont gagné je ne sais combien de millions d'euros pour torpiller la légende, ont axé toutes les péripéties de leur pauvre histoire sur le fric (merveilleux détournement inconscient) qui manque, le fric qu'on vole, le fric qu'on perd, le fric vite gagné et carrément vulgaire. De vrais banquiers naufragés.

Au moins, il y a eu un fil conducteur à ma journée ratée.

jeudi 26 janvier 2006

Merde, le Hamas a gagné

Sharon doit bien se marrer dans les profondeurs de son coma.

Comme disait je-ne-sais-plus-qui, les Palestiniens ne ratent jamais l'opportunité de... rater une opportunité.

Pour ce qui est de la paix au Proche-Orient, je crois bien qu'on n'est pas rendus.

mercredi 18 janvier 2006

Où l'impéritie de l'Education nationale me fait sortir (provisoirement) de mon nombrilisme douillet

En lisant hier mon Libé quotidien puis les quelques blogs que je ne lâche pas d'une semelle (cf. ma blogroll en bas à droite), j'ai décidé de consacrer aujourd'hui un billet - exceptionnel, qu'on se le tienne pour dit - à un sujet qui dépasse le cadre de mon égotisme autolâtre chronique.

C'est donc l'histoire d'un proviseur-blogueur qui s'est fait révoqué de l'Education nationale au motif que :

  • son blog était accessible à tout le monde, sur Internet.
  • le dit proviseur précisait qu'il officiait dans une ville de 12.000 habitant ne comptant que deux lycées.
  • "la nature de son blog était incompatible avec ses fonctions" (dixit un certain Paul Desneuf, directeur de l'encadrement à l'Education nationale, qui ne précise pas la teneur de l'incompatibilité en question).

Je n'avais jamais entendu parler du blog de ce monsieur (qui a fermé depuis la suspension de son auteur, en octobre dernier), et c'est donc mu par une saine curiosité que j'ai retrouvé la trace de ses carnets grâce à http://www.archive.org, la mémoire officielle et ô combien précieuse du Web. Le blog à Garfieldd (c'était son nom) aborde avec sensibilité, humanisme et ironie le quotidien et les vicissitudes de la vie de proviseur. En ces temps un peu bousculés pour l'Education nationale, c'est une bouffée d'oxygène que je vous invite à découvrir. Dire que j'ai été séduit par ces carnets relève de l'euphémisme, et c'est pour cette raison que l'injustice me semble d'autant plus criante. Le début du commencement de l'origine de cette triste histoire est lié au fait que Garfieldd ne fait pas mystère de son homosexualité, et gratte ici et là quelques notes sur le sujet sans toutefois jamais mêler dans un même billet les considérations relatives à sa profession et les arcanes de son orientation sexuelle.

Le proviseur-blogueur avance à découvert (comme précisé plus haut, son lycée est aisément identifiable), et cite à l'occasion - c'est un rituel couru chez les blogueurs - les requêtes Google les plus loufoques qui ont permis à des internautes d'accéder à son site. Cela donne ainsi, sur un billet écrit le 2 mars 2005, le paragraphe suivant : «J'ai un vrai pervers qui, lui, rêve de remonter son survêt, j'ai en stock du fantasme sur les super queues de blacks et les bites de beurs que l'on décline en rebeu en maillot et en un délicat j'aime les pénis arabes... Mais aussi du fantasme de la sonde urinaire.» L'extrait a été repris in extenso dans Libération d'hier, sorti de son contexte, sans plus d'explications, ce qui laisse évidemment à penser qu'il s'agit là des fantasmes de l'auteur, plutôt que d'un catalogue amusé des recherches les plus abracadabrantes qui conduisent à son blog. Je n'en veux pas à Libé ni à son journaliste : le droit à la connerie est imprescriptible, et il est probable qu'ils s'excuseront de leur coupable légèreté. Par ailleurs, je n'ai pas pour habitude de tirer sur une ambulance, et ces mois-ci, j'achète quotidiennement Libé en me disant que c'est peut-être la dernière fois.

Mais c'est probablement cette phrase (ainsi que des photos présumées pornographiques dont personne, à ce jour, n'a vu la trace) qui a conduit le proviseur à la case Révocation. Cette phrase que quelques fonctionnaires un peu hargneux et ignorants auront aussi mal interprêté que mon quotidien favori pour en arriver à la conclusion laconique autant que définitive que "ce blog présentait des photos et écrits à caractère pornographique, ce qui constituait un comportement incompatible avec l'exercice de la responsabilité d'un chef d'établissement". Toutefois, le sujet n'est pas réellement là (même s'il n'y avait pas "l'affaire Google", la décision de révoquer le proviseur est totalement disproportionnée). Au pire, Garfieldd a fait preuve d'une certaine maladresse en ne veillant pas à la dissimulation totale de son identité. A tout le moins, on peut lui faire crédit de sa bonne foi. S'il avait craint un seul instant d'essuyer les foudres de son administration, il aurait agi dans l'anonymat le plus strict, pour ce que j'en dis.

Je ne vais pas m'étendre sur les tenants et aboutissants de l'affaire. D'autres blogueurs l'ont déjà fait, et souvent mieux que moi. Je vous invite à lire les contributions sur le sujet de Kozlika, Dangereuse trilingue, Ron l'infirmier ou Eolas. La première y explique notamment pourquoi elle aimait le blog de Garfieldd et quelles sont les conséquences d'une révocation pour un proviseur (interdiction de retravailler dans la fonction publique, pas d'Assedic... etc). Eolas, lui, se fend d'une lettre ouverte joliment troussée à Gilles de Robien.

Ce qui m'intéresse à ce stade, c'est d'examiner les recours possibles à la révocation de mon nouvel ami. Je pense que la blogosphère n'a pas fini de jaser, et c'est très bien ainsi. Je crains néanmoins qu'à l'instar des images des journaux télévisés, un scandale succède à un autre scandale, un fait d'hiver à un autre fait divers et que la bulle éclate aussi rapidement qu'elle a gonflé. Cela m'intéresse moins de dénoncer (même si cela est nécessaire) l'iniquité d'une administration archaïque et homophobe que de voir comment on peut sauver la peau - et le métier - de ce proviseur.

Alors quoi ? Tous à Grenelle !

Je ne suis qu'un néophyte de la cause bloguienne. Je couche mes humeurs cyclothimiques sur la toile depuis quelques mois seulement. J'en appelle aux vieux de la vieille, les Embruns, Kozlika, Veuve Tarquine et tous les autres. Ceux dont la voix porte haut et fort dans la blogosphère. Et je propose ni plus ni moins qu'une manifestation joyeuse et bruyante de blogueurs (ça aurait de la gueule, peuchère !) et même de non-blogueurs devant le Ministère de l'Education Nationale. Vite et bien. Avant la fin du mois, et en rameutant un maximum de monde. Je ne suis pas contre une pétition en bonne et due forme ou, comme d'autres blogueurs le proposent, de spammer le journaliste de Libé pour son enquête baclée, mais une bonne vieille manif' des familles me parait plus efficace pour inverser le cours affligeant des choses.

Et si on sauvait le soldat Garfieldd ?