mercredi 25 janvier 2006
En janvier, j'arrête de paresser
Par Ari, mercredi 25 janvier 2006 à 00:07 | Mon travail
Après quinze mois d'inactivité sans réserve, dont treize largement occupés par cette idiote de leucémie, j'ai retravaillé.
Vous avez bien lu. J'ai de nouveau activé mes méninges pour un employeur qui a consenti à m'accorder quelque menue monnaie pour fournir une prestation professionnelle. Je veux dire, réalisé par un professionnel. Un très grand professionnel.
Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai vu passer une opportunité, et paf je l'ai saisie. Au collet, sans forcer. Elle n'a pas résisté. Il faut dire que j'avais le vent dans le dos, que mon employeur n'a même pas cherché à me rencontrer, et a validé ma candidature par e-mail en louant la qualité de mes propositions. Classe.
Bon, je mets un terme à ce suspense insoutenable et dépourvu du moindre intérêt : après un septennat de pause journalistique, j'ai renoué avec mes premières amours, et écrit un article qui me tenait à coeur, à paraitre fin février dans un magazine qui n'existe pas. Pas encore, du moins.
Une trentaine d'heures de travail (dont vingt d'enquête) pour cinq malheureux feuillets. C'est que j'ai pris le sujet très à coeur, et mon clavier à deux mains. Mes doigts et mon cerveau, aussi gourds l'un que l'autre, ont du se réhabituer à une écriture dite objective. Dieu que j'étais rouillé. J'ai néanmoins terminé le papier deux jours avant le délai exigé par le rédac' chef, ce qui, je crois bien, ne m'était jamais arrivé.
C'est la première fois que j'achève un article sans stresser. Cela n'est pas sans m'inquiéter.
PS : l'ANP-euh, toujours en mal de popularité, a exigé que je postule à un poste de formateur commercial payé le tiers de ce que je gagnais du temps où je bossais. Sinon, ils menacent de me radier. Je leur ai torché une jolie lettre pour leur dire que je n'étais pas formateur, que je n'avais jamais occupé un poste à vocation commerciale, et qu'ils pouvait donc se carrer leur proposition dans les fondements de leur imagination débridée.