vendredi 7 octobre 2005
Besoin d'amour ?
Par Ari, vendredi 7 octobre 2005 à 12:55 | Mon nombril
Beauf hébété ou génie avéré, on est tous très égaux devant la nécessité d'être aimés.
Ouais, c'est comme ça.
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vendredi 7 octobre 2005
Par Ari, vendredi 7 octobre 2005 à 12:55 | Mon nombril
Beauf hébété ou génie avéré, on est tous très égaux devant la nécessité d'être aimés.
Ouais, c'est comme ça.
Par Ari, vendredi 7 octobre 2005 à 10:29 | Mon roman
C'était le titre du roman que j'avais terminé, mais jamais commencé. Voilà, c'est ça. C'était un roman inachevé mais bel et bien terminé. Pardonnez-moi l'erreur de langage du précédent billet.
Donc Nathan et Philomène s'étaient amourachés sur le Net, sur un forum consacré à un chanteur méconnu ou sur un site de rencontres genre Meetic. Ou encore sur un de ces sites de "social networking" qui font florès depuis quelques années. Et pourquoi pas sur la vieille messagerie d'un minitel usé ? Leur situation était d'une banalité affligeante : l'un habitait à Paris, l'autre à Toulouse (je ne dis plus "la ville rose" depuis que j'ai percuté qu'elle était aussi grise que les autres).
Et à force de reculer devant une hypothétique première rencontre, ils ont consumé leur amour sans jamais concrétiser, ni même se voir ; quel horrible gachis, j'en tremble. Bon là, c'est le pitch, et je ne sais même pas pourquoi je prends cette peine vu que je ne compte pas le retravailler.
Si néanmoins, vous voulez lire l'avant-dernier chapitre, cliquez sur le lien suivant. Ca fait pas mal, je vous promets.
jeudi 6 octobre 2005
Par Ari, jeudi 6 octobre 2005 à 17:06 | Mes potes
Le Net est un repaire de "gauchisses" sans foi ni loi qui se servent du Bombardement Google pour nuire à la réputation de nos hommes politiques hardis et bienveillants. Le bombardement google (ou Google Bombing) consiste à inverser les liens illustrant deux termes afin d'obtenir des associations foireuses et/ou rigolotes. Après George W. Bush puis feu notre bon premier ministre Jean-Pierre Raffarin, premières victimes expiatoires d'internautes comploteurs autant que crapuleux, c'est au tour du Petit Nicolas (pas celui de Goscinny et Sempé, l'autre) de l'UMP de jouer le rôle de bouc émissaire de la toile francophone.
Si vous n'avez rien compris, faites une recherche sur Miserable failure ou Gros Balourd et regardez le premier résultat qui s'affiche. Continuez sur votre lancée en prenant Nicolas Sarkozy au piège de Google : le deuxième résultat - et bientôt le premier, un peu de patience - est bien le site Internet d'un très mauvais film de Braoudé (ce qui est un pléonasme quand on parle de Braoudé) dont le sujet n'est autre qu'Iznogoud, ce nigaud misérable et risible qui voulait être calife à la place du calife.
Si vous persistez à ne pas comprendre, Wikipedia se fera un plaisir de pallier mes carences flagrantes en matière de pédagogie.
Par Ari, jeudi 6 octobre 2005 à 10:30 | Mon fouillis
Faites pas gaffe, j'essaie de comprendre à quoi sert un trackback.
Ce billet va s'auto-détruire dès que mon cerveau aura intégré l'importance de cet acquis probablement fondamental pour l'humanité.
EDIT
Woh ! Double Woh ! J'ai compris en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Je suis tellement fier de ma pomme (en faire des tonnes, c'est un art de vivre, ouais) que je n'auto-détruis rien.
Donc, en résumé, le trackback (ou rétrolien, pour les puristes) permet en une seule opération - qu'on nomme esthétiquement "Ping des URL" - de laisser un message qui fera à la fois office de billet sur votre blog et de commentaire sur celui du voisin. Révolutionnaire, non ?
Par Ari, jeudi 6 octobre 2005 à 09:49 | Ma leucémie
Le rapport au temps est largement dévoyé quand on apprend que l'on va peut-être mourir. Tout parait si long et se passe formidablement vite. Les événements s'enchainent (le scanner - l'hopital - les chimios - la chambre stérile), le fil de votre quotidien est plus conducteur que jamais, il y a une vraie cohérence dans votre vie - qui d'habitude n'est que chaos un tant soit peu organisé.
Quand je suis tombé malade, cela a été si brutal qu'il a fallu à peine huit jours entre le moment où les premiers ganglions sont apparus et celui où la leucémie a été diagnostiquée.
Huit jours, c'est beaucoup et peu à la fois. A bien y songer, c'est surtout très peu. Ah, le nombre de potes que j'appelle une fois par mois ou même moins... Et pourtant ce sont mes potes. Alors huit jours, pensez !
Quand des amis appelaient et venaient banalement aux nouvelles, puis m'engueulaient gentiment parce que je ne m'étais pas rappelé à leur bon souvenir depuis plusieurs semaines, je pouvais lâcher d'un air triomphateur (enfin, presque) : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer !" En général, ça calmait. C'était idiot, mais je confirme que les idiots seraient prêts à crever pour un bon mot.
Et puis ma fille est née. Quatre jours après mon entrée à l'hôpital. Un mois avant terme. Malgré les injonctions comminatoires de médecins incompréhensifs, j'ai pris mes cliques et mes claques (ainsi qu'une bouteille à oxygène) et ai filé à la clinique, dans un état physique déplorable, mais moral retrouvé. C'était une sensation bizarre, pas glauque malgré la menace sourde et les regards contrits qui pesaient (des tonnes).
Je n'ai plus jamais dit à personne : "Désolé, j'ai pas eu le temps d'appeler, j'ai un cancer." Je me suis mis à appeler tout le monde (et même plus) à tire-larigot, et j'ai bégayé les mots suivants : "Salut. J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que ma fille est née. La mauvaise, c'est que j'ai un cancer".
Mierda, on ne se refait jamais.
mardi 4 octobre 2005
Par Ari, mardi 4 octobre 2005 à 10:25 | Mon roman
Cette nuit, j'ai rêvé de mon roman. Enfin, façon de parler.
J'ai rêvé de mon roman jamais terminé, plus exactement. C'était l'histoire d'un mec qui tombait amoureux d'une nana sur Internet. La nana était raide dingue de lui, aussi. Mais ils ne se verraient jamais. Ouais, c'était ça, l'histoire.
Puis le mec était en plein déménagement, et avait d'autres histoires sans... histoires, du même genre. Ca sentait bon la métaphore existentielle et le marbre froid.
Cela fonctionnait comme un journal intime : au gars, les chapitres impairs. A la garce, les pairs. Un peu comme dans "e=mc2 mon amour", un bouquin terrible que j'avais lu quand j'avais douze ans.
Y avait un vrai potentiel, quoi.
Par Ari, mardi 4 octobre 2005 à 09:51 | Mes potes
lundi 3 octobre 2005
Par Ari, lundi 3 octobre 2005 à 15:00 | Mon nombril
Trois jours ont passé, et je n'ai pas bloggé. C'est avec une certaine stupéfaction, matinée d'irritation, que je découvre que le monde ne s'est pas arrêté. Alors quoi, je reste trois jours sans donner signe de vie, et il n'y a personne pour manifester le moindre soupçon d'inquiétude.
C'est qu'il aurait pu m'en arriver des choses en trois jours ! Il aurait pu, ouais...
Conditionnel mis à part, il ne m'est rien arrivé. J'avais juste envie de prendre (déjà...) des vacances de blog. J'ai honte de dire que j'ai un peu culpabilisé (comme si je devais quelque chose à mes neuf lecteurs - à plus ou moins deux près). Le blog est une vaste affaire, un tantinet addictive, qui vous lie bien plus que vous ne croyez. Ce n'est pas comme un forum (ah, les forums. Il faudra un jour que je parle de steeve-etcetera) où chacun vient plus ou moins régulièrement sans que cela ne suscite d'atermoiements particuliers. Le blog est par essence une activité solitaire, et si le carcan virtuel dont vous êtes le héros prend ses quartiers d'automne, il n'y a plus rien, ni plus personne.
Pendant mon congé de vous, j'ai pensé à tous les billets que je n'écrirai jamais. Soit parce qu'ils impliquent d'autres personnes que moi dans une intimité qu'ils n'ont pas forcément envie de dévoiler, soit parce que je n'ai tout simplement pas le courage d'être aussi transparent que je l'aurais souhaité. Je n'ai jamais été un aficionado des journaux intimes : écrire pour ne pas être lu me semble pour le moins extravagant. Mais il se noue des choses singulières dans ce rapport aux autres, probables ou potentiels lecteurs : les élans de sincérité brute sont-ils toujours condamnés par l'envie de bien faire ?
J'aimerais croire que non.
jeudi 29 septembre 2005
Par Ari, jeudi 29 septembre 2005 à 14:47 | Ma chérie
En deux jours, c'est la deuxième fois que je fais un jeu de mots foireux avec le mot "mère" dedans.
Mais ce qui s'est passé ce matin mérite que je bisse sans états d'âme. Et puis de toutes façons, je fais ce que je veux avec mes cheveux mères (la mienne et celle de ma fille).
Adoncques, nous avions ce matin rendez-vous avec la directrice de crèche pour inscrire Romane dans la section "Petits" à partir du 24 octobre. La directrice nous explique les fondamentaux (l'équipe de puéricultrices, les horaires, les repas, les temps de jeu, de repos... etc ). Jusque là, tout est normal. Sauf que...
... LN nous sort, dans un sursaut de franchise spontané (special tribute to Cuné), la saillie suivante autant que remarquable : "en fait, je n'ai plus du tout envie de mettre ma fille à la crèche."
Silence de mort dans la pièce. Nous faisons partie des 25% de privilégiés qui avons obtenu une place dans ce quartier où les parents seraient prêts à se battre pour semblable faveur. LN sent que tout cela est un peu exagéré, et se reprend : "Je suis ravie que ma fille aille en crèche, mais j'ai quand même une boule d'angoisse à l'idée de... euh... l'abandonner". Stupeur.
La directrice rassure LN comme elle peut. Elle peut peu. Après une visite des lieux, nous rebroussons chemin, et je sens toute la détresse du monde qui s'abat sur les épaules de ma chérie. "Tu comprends, Ari. C'est horrible de laisser sa gamine huit heures par jour dans un endroit qu'on ne connait pas. Et puis elles ne sont que cinq puéricultrices pour 22 enfants. Et puis... et puis... (dernier argument massue) la déco est vraiment moche".
Je calme LN comme je peux. Moi aussi, je peux peu. Elle n'a pas du tout envie d'aller au travail, elle veut voir sa fille (actuellement gardée par une nounou), l'embrasser, vérifier que Romane n'est pas trop affectée par le rendez-vous que ses parents ont eu ce matin. A ce stade d'irrationnalité, je décide de me la fermer, et me contente de plonger ma main dans la sienne. Perso, je suis aux anges à l'idée que ma fille aille en crèche, se fasse plein de potes, découvre un nouveau monde.
Mais moi, je ne suis pas la mère (amère). Je ne suis qu'un pauvre père apathique et indifférent aux besoins d'un bébé de neuf mois.
Midi et demi : Hélène m'appelle du boulot. Elle opte désormais pour une garde partagée ("Tu comprends, ce serait un mélange entre le modèle actuel - une nounou exclusive pour Romane - et la crèche"). Non, je ne comprends pas. Mais je lui promets qu'on en reparlera, que je suis vachement ouvert.
La suite promet d'être amusante.
Par Ari, jeudi 29 septembre 2005 à 12:28 | Mes potes
Grâce à Internet et à une de ses applications phares (le e-mail), je suis sur le point de me faire un nouveau pote.
Cher Monsieur S...
La France affronte une crise, politique et sociale particulièrement grave. Etant donné les enjeux, il est de mon devoir, en tant que président de l'UMP, de participer à l'oeuvre de redressement, et de préparer les élections législative et présidentielle de 2007.
Pour faire avancer la France après 2007, nous devons désormais préparer le projet politique dont notre pays a besoin. Pour sortir de cette crise, pour restaurer la confiance, nous devons apporter des réponses simples, rapides et efficaces aux questions posées par les Français sur l’emploi, l’immigration, la fiscalité ou la sécurité. C’est pourquoi je vous invite à participer aux débats et aux votes qui décideront du projet qui sera porté par l’UMP en 2007.
Je compte vraiment sur votre implication dans le débat, à mes côtés, et je vous prie de croire en l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

Flippant, non ?
PS : si j'étais l'UMP (Dieu m'en préserve), je demanderais des comptes aux escrocs qui lui ont vendu un fichier d'adresses e-mail aussi mal ciblé.
mercredi 28 septembre 2005
Par Ari, mercredi 28 septembre 2005 à 15:50 | Ma leucémie
Quand je suis tombé malade (décembre 2004), les relations avec ma digne génitrice ont pris une tournure franchement étonnante. De faciles et ordinaires - nous nous voyions à peu près deux fois par mois - elles sont devenues indispensables et pénibles. Ma mère étant une mère, à savoir une louve prête à tout pour défendre sa nichée, elle s'est rapidement imposée comme la seule personne garante de mon état physique et mental. A grand renfort d'incantations particulières - "Tu vas vivre, je le sais" - de présence singulière (elle venait tous les jours. Vous réalisez ? Voir, à 33 balais, sa mère tous les jours ! Damned !), de patience coutumière (je lui ai fait payer son omniprésence et son statut de mère : j'ai souvent été odieux), ma mère a joué tous les rôles pendant la maladie.
En révolte contre la vie, ma mère s'est fachée avec tout le monde au cours de cette période : sa famille, ses amis, les médecins, les infirmières. Pas moi. Elle a cessé de dormir, refusé de vivre (aucun restau, aucun cinoche, aucune jouissance exprimable pendant la maladie de la marmaille), s'est exclusivement attachée à ce qui était devenu l'absolu essentiel : son fils.
Elle a souvent été lourdingue, casse-couilles, un tantinet paranoiaque. En donnant tout ce poids à la maladie, elle a fait peser une pression presque contraignante sur mes frèles épaules. J'aurais tellement voulu qu'on continue de faire semblant d'avoir une grosse grippe. Elle a surinterprêté chaque signe, simulé l'enthousiasme et l'optimisme avec une maladresse confondante, été malade avec moi. Il n'est pas totalement faux de dire qu'elle m'a rendu chèvre. Plutôt deux fois qu'une. Mais elle a été incroyablement présente et aimante, incroyablement là. Même quand elle n'était pas là. C'était ma maman, quoi.
Le cordon ombilical n'est pas qu'un placenta usé qui ne sert qu'une fois.
mardi 27 septembre 2005
Par Ari, mardi 27 septembre 2005 à 13:13 | Mon nombril
La bonne nouvelle, c'est que je suis en pleine forme (montée bruyante de mes globules blancs et de mes plaquettes au cours des quinze derniers jours). Le professeur qui m'a examiné ce matin a commencé son compte-rendu en murmurant à l'oreille de son dictaphone : "Ari va très bien...".
La mauvaise, c'est que mon lave-vaisselle est mort. Paix à son âme.
PS : ce message est dans la catégorie Mon nombril parce que j'avais des liens étroits avec mon lave-vaisselle, que tous les deux, on se connaissait depuis six ans, qu'il était une excroissance magnifiée de mes mains paresseuses. Et je m'en vais tout droit bouffer à la terrasse d'un troquet parce que l'heure de la confrontation avec du liquide vaisselle n'a pas encore sonné. Merde.
Par Ari, mardi 27 septembre 2005 à 08:59 | Mon travail
Depuis que je ne bosse plus (un an et demi, maintenant), j'ai réalisé à quel point le travail était un identifiant social fort, pour ne pas dire le premier. A chaque fois que je rencontre une personne pour la première fois, j'ai le droit, au delà des présentations d'usage, à l'inexorable : "Et tu fais quoi dans la vie ?" - avatar du non moins fameux "Ca va ? (Ouais, et toi ?)" entre gens qui se connaissent depuis au moins deux heures.
Alors évidemmment quand on bosse, on répond sans réfléchir, et puis on passe le plus souvent à autre chose tant le travail réalisé ne dit pas grand chose sur la personnalité du travailleur. Quand on ne bosse pas, on répond vaguement gêné qu'on est actuellement sans travail, mais que cela ne saurait durer. On s'invente une ou deux très bonnes raisons pour justifier cette oisiveté coupable, et puis on passe à autre chose tant l'inactivité ne dit pas grand chose sur la personnalité de l'inactif.
J'ai décidé de renverser le procédé. A chaque fois que je rencontre une nouvelle personne, je fonce bille en tête et questionne avec l'accent un peu chantant : "Et sinon, tu veux des enfants ?".
C'est un sujet que je commence à maitriser.
lundi 26 septembre 2005
Par Ari, lundi 26 septembre 2005 à 14:38 | Mon nombril
Ce matin, en me rasant, j'ai pensé non pas à me présenter aux élections présidentielles 2007 mais à la dépendance très humaine au regard de l'autre.
Je ne sais pas s'il y a eu des études sur le sujet, mais je suis certain que les cachalots, les loups ou les hamsters se foutent éperdument du regard de l'autre. Moi, ça fait des années que je me la raconte en prétendant à qui voudra bien l'entendre que je m'en suis affranchi, mais c'est une vaste connerie. La circonstance (presque) atténuante, c'est que j'y croyais sincèrement. Un peu. Que j'avais même fait de gros progrès : je pouvais faire ou dire des choses pour moi. Pas que pour moi, mais aussi pour moi.
Plus ça va (comprendre, plus je vieillis), plus j'ai l'impression que le regard qu'on peut porter sur moi a de l'importance. Que je n'aimerais pas donner une fausse (ou pire, une mauvaise) image de moi-même ; qu'il est important que je reste fidèle à l'image que j'ai de moi-même, mais que ce "moi-même" est notoirement influencé par le regard de l'autre. Ecrit comme ça, ça fait charabia un peu amphigourique, mais je crois bien que vous saisissez.
Du coup, je me demande jusqu'où on peut s'affranchir réellement du regard d'autrui, et dans quelle mesure ça vaut vraiment la peine ? Un homme qui agirait en fonction de ses seuls besoins, de ses seules envies, sans jamais aucune volonté d'en jeter, d'en montrer, de paraitre, d'être un peu ce qu'on attend qu'il soit... Cet homme-là ne serait-il pas refoulé aux frontières de l'humanité ?
A l'inverse, celui qui se dit libre, qui prétend agir sans influences, qui jouit d'une (relative) indépendance par rapport au jugement de ses contemporains, celui-là est-il vraiment sincère ? N'est-il déjà pas dans une posture qui tient de la prétention à être plutôt que de la réalité de ce que l'on est vraiment ? Qui est vraiment libre et quels sont les ressorts de cette liberté ?
Aujourd'hui, c'est lundi, et je m'en pose des questions, didon.
dimanche 25 septembre 2005
Par Ari, dimanche 25 septembre 2005 à 21:04 | Ma chérie
J'ai fait lire ce blog à ma chérie qui s'est écriée, en un élan brutal et incontrôlé :
"La catégorie Mon nombril est la plus sympa. Par contre, tout ce que tu dis sur moi - que tu m'aimes, que je suis parfaite, tout ça - ça manque vraiment de profondeur."
Fallait pas lui faire lire, je l'savais.